Asplenium jahandiezii
Pas de problème, sa valeur patrimoniale est largement reconnue.
La convention européenne de Berne l'a inscrite en Annexe I dont l'intitulé est : Espèces de flore strictement protégées. Cela veut bien dire ce que cela veut dire ! Et dans le cas ou cela ne suffirait pas : Elle est interdite de commerce par la Convention Internationale de Washington. Elle est protégée au niveau national et régional. Elle figure dans le livre rouge de la flore menacée de France et dans le livre rouge de la région Provence Alpes Côte D'azur. Bien sûr, elle figure sur l'inventaire des ZNIEFF PACA et la Directive Habitat veille à ce que ses biotopes d'accueil soient protégés.
Cet arsenal juridique n'est pas superflu, il faut bien comprendre que
la Doradille découverte par Jahandiez en 1909 existe depuis plusieurs milliers d'années mais seulement entre Castellane et Moustiers Sainte Marie. Sa répartition au sein des gorges n'est pas continue, elle est absente sur de grandes portions du canyon. Aussi quand le biotope est favorable vous pourrez souvent en trouver plusieurs touffes sur quelques mètres carrés donnant l'illusion d'une plante prolifique et abondante. Ne la récoltez pas, prenez là en photo les couleurs dureront plus longtemps qu'en herbier.
Si vous la cherchez, sachez que son identification formelle (surtout si vous êtes néophytes) peut poser quelques problèmes. Vous pourrez la confondre avec la Doradille des fontaines (Asplenium fontanum) à laquelle elle fut rattachée en tant que sous-espèce. Elle s'en distingue essentiellement par ses pennes partiellement soudées au rachis. Les feuilles, très souvent, sont appliquées contre la paroi.
Les feuilles atteignent 10 cm de long,
des exemplaires de 3 ou 4 cm ne sont pas rares.
Cette fougère pousse à l'abri du soleil au fond des gorges et profite de quelques infractuosités de la roche pour s'installer. L'ambiance ne doit pas être trop sèche si bien qu'elle ne s'éloigne jamais trop loin du Verdon.